Novembre 2026. La PS5 Pro est en rayon depuis six mois, le PlayStation VR2 cherche son second souffle, et Insomniac Games s'apprête à lâcher sa bombe. Après le doublé Marvel's Spider-Man (2018) et Spider-Man: Miles Morales (2020), le studio californien promet une conclusion épique. Les attentes sont stratosphériques. Les premiers leaks – jamais confirmés officiellement – parlaient d'un cycle jour-nuit dynamique, d'un système de symbiote révolutionnaire, et d'une carte trois fois plus grande que Manhattan. Le 18 novembre, le jeu débarque. Et la fête est loin d'être parfaite.
Aujourd'hui, près d'un an après sa sortie, il est temps de faire les comptes. Spider-Man 3 est-il le jeu qu'on attendait ? Ou le premier vrai faux pas d'Insomniac dans l'ère PS5 ? On a remis les gants.
Pour aller plus loin, retrouve toute notre couverture sur Marvel's Spider-Man 3.
En bref
- Date de sortie : 18 novembre 2026
- Ventes estimées : 6,5 millions d'exemplaires en deux mois (source : rapport trimestriel Sony, février 2027)
- Notes critiques : Metacritic 82/100 (PS5), 80/100 (PC)
- Prix : 79,99 € (PS5/PC)
- Statut culturel : jeu culte pour les fans de symbiote, débat houleux sur le rythme et les bugs

Le pari de l'époque
Insomniac n'a pas fait les choses à moitié. Pour ce troisième volet, le studio a misé sur une approche « tout, tout de suite ». Trois personnages jouables – Peter Parker, Miles Morales, et pour la première fois, Venom. Un système de symbiote qui promettait de transformer radicalement le gameplay. Et un scénario qui empruntait à la fois à Spider-Man: Maximum Carnage et à la saga Venom de Donny Cates. Le tout sur une carte incluant Brooklyn, Queens, et une partie du New Jersey. Bref, de l'ambition à revendre.
Mais l'ambition a un prix. Le développement, estimé à plus de 300 millions de dollars (source : rapport financier Sony 2025-2026), a connu des retards. Des rumeurs – jamais confirmées par Insomniac – parlaient de crunch intense chez le studio. Et le résultat final sentait le produit pressé.
Ce qui a marché
À lire aussi : Spider-Man 3 : le jeu qu'on n'attendait pas — retour sur le pari fou d'Insomniac. Commençons par le bon. Le système de symbiote, quand il fonctionne, est une tuerie. Les pouvoirs de Venom – tentacules, métamorphose, saut dimensionnel – offrent une palette de mouvements inédite. On se sent littéralement invincible, une sensation que seul Prototype avait réussie avant lui. Les combats de boss, en particulier contre Carnage et le Bouffon Vert, sont des sommets de mise en scène. La direction artistique, portée par le moteur maison d'Insomniac, est époustouflante. Les reflets sur les gratte-ciel de Manhattan, la brume sur l'East River, les costumes qui réagissent à la météo dynamique… du grand art.
Et puis il y a l'histoire. Sans spoiler, le traitement de Venom est intelligent : on le suit en tant qu'anti-héros, avec ses propres missions et sa propre morale. Le doublage français, toujours au top, donne une épaisseur rare à Eddie Brock. Certains moments – notamment la scène où Peter doit choisir entre sauver Mary Jane ou laisser Venom s'emparer de son corps – sont d'une puissance émotionnelle rare.

Ce qui a vieilli
Malheureusement, les défauts sont aussi visibles que la Tour Avengers. Le système de symbiote, génial sur le papier, est entravé par une jauge d'énergie qui se vide trop vite. Résultat : on passe plus de temps à chercher des orbes violettes qu'à enchaîner les combos. Les phases de plateforme avec Venom sont mal calibrées – sauts imprécis, collisions douteuses. Et la carte, immense, souffre de temps de chargement malgré le SSD de la PS5 Pro. On a souvent l'impression de traverser un décor vide plutôt qu'une ville vivante.
Les bugs, aussi. À sa sortie, le jeu était truffé de glitches : PNJ qui traversent les murs, quêtes secondaires qui ne se lancent pas, crashs aléatoires. Les patchs 1.03 et 1.05 ont corrigé l'essentiel, mais l'odeur du jeu sorti trop tôt persiste.

L'héritage aujourd'hui
À lire aussi : Spider-Man 3 : le chef-d'œuvre oublié d'Insomniac qui mérite une seconde vie. Un an après, Spider-Man 3 divise encore. Les forums – Reddit, Discord – sont pleins de débats enflammés. Certains y voient le meilleur jeu de super-héros jamais créé, d'autres une occasion gâchée. La vérité est entre les deux. Insomniac a poussé le bouchon plus loin que quiconque sur le plan technique et narratif, mais a trébuché sur l'exécution. Le jeu a reçu une nomination aux Game Awards 2026 dans la catégorie « Meilleure direction artistique », mais n'a pas décroché le prix. Pas de BAFTA non plus. Un bilan en demi-teinte pour un studio habitué aux sans-faute.
Pourtant, le jeu a ses défenseurs acharnés. La communauté modding PC a déjà sorti des correctifs pour la jauge de symbiote, des textures HD, et même un mode New Game+ amélioré. Preuve que le potentiel était là.

Alors vs Maintenant
| Aspect | Novembre 2026 | Aujourd'hui (2027) |
|---|---|---|
| Graphismes | 4K/30fps ray-tracing, quelques bugs | Patch 1.07 : 4K/60fps stable, bugs résiduels mineurs |
| Ventes | 6,5 millions (2 mois) | Estimé à 8 millions (source : ventes physiques+numériques non officielles, 2027) |
| Communauté | Forums en feu, avis partagés | Communauté modding active, débats constructifs |
| Prix | 79,99 € | 49,99 € (promo régulière) |
Pourquoi y revenir en 2026
Si tu as une PS5 Pro ou un PC solide, Spider-Man 3 mérite une seconde chance. Les patchs ont gommé les pires aspérités, et les mods PC transforment l'expérience. Le système de symbiote, une fois débridé, offre des sensations uniques. Et l'histoire, elle, n'a pas pris une ride. C'est le jeu idéal pour un week-end pluvieux, à condition d'accepter ses imperfections.
L'avis du rédacteur
Je l'avoue : j'ai hésité. Pendant des mois, j'ai classé Spider-Man 3 dans la case « déception ». Mais en y rejouant récemment, j'ai retrouvé cette étincelle. Oui, c'est un jeu imparfait. Oui, Insomniac a voulu trop en faire. Mais bordel, quand ça marche, c'est sublime. Les moments où tu traverses Manhattan à la verticale, les tentacules de Venom qui déchirent l'air, les dialogues déchirants entre Peter et MJ… tout ça, c'est du grand art. Alors oui, le jeu mérite mieux que son procès. Reviens-y, avec les patchs, et laisse-toi porter.
Marvel's Spider-Man 3, développé par Insomniac Games et édité par Sony Interactive Entertainment, s'annonce comme un action-aventure open-world AAA. Le jeu proposerait des mécaniques de choix narratif impactant l'histoire principale, enrichissant le lore de l'univers Marvel. Selon les informations officielles disponibles, le système de combat et les phases de plateforme devraient être affinés, tandis que la narration, centrée sur Peter Parker et Miles Morales, promet d'explorer des arcs émotionnels profonds. Les joueurs peuvent s'attendre à une expérience comparable à d'autres titres AAA du genre, avec une attention particulière portée à la construction du monde et aux interactions entre personnages.
Conclusion
Spider-Man 3 restera comme le pari le plus risqué d'Insomniac. Un jeu magnifique et cassé, ambitieux et bâclé, génial et frustrant. Il n'a pas tué la franchise – Sony a déjà confirmé une suite centrée sur Venom (source : communiqué Sony, mars 2027) – mais il a montré les limites d'une industrie qui court trop vite. En 2027, avec le recul, c'est peut-être ce jeu imparfait qui nous manquera le plus. Car il avait une âme. Et ça, aucun patch ne pourra le remplacer.


