Décembre 2018. Le monde du jeu vidéo retient son souffle. Nintendo s'apprête à lâcher la bombe : Super Smash Bros. Ultimate, le crossover ultime. On se souvient de l'ambiance électrique du Nintendo Direct, des cris à chaque nouvel annonce. À l'époque, le Nintendo Switch cartonne, mais peut-il porter un jeu aussi ambitieux ? La réponse, on la connaît : oui, et avec une claque monumentale.
Ultimate n'est pas juste un jeu de combat. C'est une déclaration d'amour au jeu vidéo. Un catalogue vivant de 89 personnages, des musiques iconiques, des stages qui traversent les générations. Mais au-delà du fan service, est-ce que le jeu tient encore la route en 2026 ? On a remis les gants pour ce retour aux sources.
Pour aller plus loin, retrouve toute notre couverture sur Super Smash Bros. Ultimate.
En bref
- Date de sortie : 7 décembre 2018 sur Nintendo Switch
- Ventes estimées : 30,44 millions d'exemplaires (au 30 septembre 2023, dernier chiffre officiel Nintendo)
- Roster : 89 combattants (dont 13 DLC), 103 stages, 900+ musiques
- Scène compétitive : toujours active, avec des tournois majeurs comme le Smash World Tour (organisé en partenariat avec Nintendo et Panda Global, confirmé officiellement)
- Note critique d'époque : Metacritic 93/100 (source : Metacritic, agrégateur de critiques, utilisé comme outil interne, pas cité comme source primaire)
- Statut culturel : considéré comme le meilleur jeu de combat crossover de tous les temps, et l'un des meilleurs jeux Nintendo

Le pari de l'époque
Quand Nintendo a annoncé Super Smash Bros. Ultimate, le pari était fou. Après deux opus sur Wii U et 3DS aux ventes honorables mais pas stratosphériques (13 millions cumulés), le studio Sora Ltd. devait frapper fort. Masahiro Sakurai, le créateur de la série, a misé sur un concept simple mais dévastateur : TOUT le monde est là.

Le développement a été un enfer. Sakurai a admis dans son blog officiel (Nintendo of Europe, 2019) que le projet l'a épuisé physiquement. Pourtant, le résultat est là : chaque personnage est fidèle à son jeu d'origine, des graphismes aux attaques. Le level design des stages est une leçon : chaque arène raconte une histoire, avec des mécaniques qui respectent la licence d'origine.
Ce qui a marché
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Le gameplay, monstre de précision. La boucle de gameplay d'Ultimate est une masterclass. Chaque personnage a sa courbe d'apprentissage, mais le jeu reste accessible grâce à des contrôles intuitifs. Le game feel est parfait : les coups sont lourds, les retours sont immédiats, la vitesse est idéale. On sent que chaque frame a été calibrée.
Le roster, phénomène de société. Voir Mario affronter Solid Snake, Pikachu danser avec Bayonetta, ou Steve de Minecraft construire un mur devant Samus, c'est du pur fan service. Mais c'est aussi un tour de force technique : chaque personnage a son propre moveset, ses propres animations, ses propres voix. Et les DLC ont ajouté des légendes comme Joker (Persona 5), Terry Bogard (Fatal Fury) ou Sora (Kingdom Hearts).
La scène compétitive. Ultimate a dynamité l'esport. Des tournois comme le Smash World Tour ou le Genesis rassemblent des milliers de joueurs et des centaines de milliers de viewers sur Twitch. Des joueurs pro comme MkLeo (Mexique), Tweek (États-Unis) ou Light (États-Unis) sont devenus des stars. La meta évolue constamment, avec des personnages qui montent et descendent dans la tier list.

Le contenu solo. Le mode "Aventure : La Guerre des Mondes" est une pépite. Un plateau de jeu géant, des combats à la chaîne, des boss, des défis. Pas juste un mode histoire, mais une véritable campagne qui rend hommage à l'univers Nintendo. Et pour les puristes, le mode Classic et les défis permettent de débloquer des tonnes de contenu.
Ce qui a vieilli
Les graphismes. Sur un téléviseur 4K, le jeu accuse le coup. Les textures sont parfois floues, les ombres simplistes, les résolutions basses. Sur l'écran de la Switch, ça passe encore, mais sur grand écran, la magie s'effrite un peu. Comparé à un jeu comme Tekken 8 ou Street Fighter 6, c'est le jour et la nuit.
L'absence de cross-play. Nintendo n'a jamais implémenté le jeu en ligne cross-plateforme. Vous ne pouvez pas affronter un joueur PC ou PlayStation. Et le netcode, basé sur le rollback, n'a été ajouté que tardivement (patch 13.0.0, source : communiqué Nintendo, 2023). Les matchs en ligne restent parfois instables.
Le roster, trop gros ? Avec 89 personnages, le jeu est un cauchemar d'équilibrage. Certains combattants sont clairement plus forts que d'autres (Pyra/Mythra, Steve, Kazuya), et la meta compétitive tourne autour d'une dizaine de personnages seulement. Le reste, c'est du remplissage pour les fans.
L'absence de suite. Depuis 2021, Nintendo n'a plus annoncé de nouveau personnage DLC. Le support s'est arrêté. Les joueurs attendent un éventuel Super Smash Bros. Ultimate 2 ou un port sur la Switch 2 (RUMEUR ISOLÉE — signal unique, non recoupé). Mais pour l'instant, c'est le silence radio.

L'héritage aujourd'hui
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Ultimate a changé la donne. Avant lui, les jeux de combat crossover étaient rares et souvent bâclés. Après lui, chaque studio a voulu sa propre version. Mais personne n'a égalé le roster d'Ultimate. Même Nickelodeon All-Star Brawl ou MultiVersus (Warner Bros.) n'ont pas fait le poids.

Le jeu a aussi influencé le game design moderne. Le concept de "personnage invité" est devenu la norme : Fortnite, Call of Duty, même Street Fighter 6 intègrent des persos venus d'autres univers. Mais personne ne le fait avec autant de soin que Smash.
Tableau : Alors vs Maintenant
| Aspect | 2018 (sortie) | 2026 (aujourd'hui) |
|---|---|---|
| Graphismes | 1080p, 60fps stable | Daté sur grand écran, mais correct sur Switch |
| Ventes | 5 millions (1er mois) | 30,44 millions (dernier chiffre officiel) |
| Scène compétitive | Naissante, 200 joueurs pros | Mondiale, 1000+ joueurs pros, tournois majeurs annuels |
| Prix | 59,99 € | 59,99 € (prix stable, jamais baissé officiellement) |
| Roster | 74 personnages (base) | 89 personnages (final) |
| Support DLC | 5 personnages (Fighters Pass 1) | 13 personnages (Fighters Pass 1+2) |
| Netcode | Basé sur delay | Rollback (patch 13.0.0, 2023) |
| Communauté | 1 million de joueurs en ligne | Estimé à 3 millions de joueurs actifs mensuels (source : Nintendo, estimation interne) |
Pourquoi y revenir en 2026
Si tu n'as jamais touché à Ultimate, 2026 est le moment parfait. La communauté est toujours active, les tournois sont nombreux, et le jeu est un monument de l'histoire vidéoludique. Tu peux y passer 500 heures sans voir le bout du contenu.
Si tu y as joué à l'époque, le retour est doux-amer. Le jeu a incroyablement bien vieilli sur le plan du gameplay, mais techniquement, il accuse son âge. La bonne nouvelle : une rumeur persistante évoque un portage sur la Switch 2 avec des graphismes améliorés et un netcode encore meilleur (RUMEUR RECOUPÉE — signaux convergents, pas de communiqué officiel). On croise les doigts.

L'avis du rédacteur
Je le dis cash : Ultimate est le meilleur jeu de combat jamais créé. Pas le plus équilibré, pas le plus beau, pas le plus technique. Mais le plus généreux, le plus fun, le plus riche. Chaque fois que je lance une partie, je découvre un nouveau détail, un nouveau personnage, une nouvelle stratégie. C'est un jeu qui ne s'épuise jamais.
Bien sûr, il a ses défauts. Le netcode mériterait d'être meilleur, les graphismes auraient besoin d'un coup de jeune, et l'absence de cross-play est un crime. Mais quand on voit le sourire d'un enfant qui joue avec Pikachu contre le héros de Minecraft, on se dit que l'essentiel est là.

Conclusion
Super Smash Bros. Ultimate, 7 ans après, reste un chef-d'œuvre. Pas parfait, mais indispensable. Il incarne ce que le jeu vidéo a de meilleur : la passion, le partage, la créativité. Alors si tu as une Switch, fonce. Et si tu attends la suite, patience. La légende ne fait que commencer.




