Décembre 2018. Nintendo Switch cartonne déjà, mais un doute plane. Le nouveau Super Smash Bros. promet « l'ultimate » — tous les personnages de la saga réunis. Un pari marketing osé, presque arrogant. Sur le papier, impossible à tenir. Et pourtant.
Le 7 décembre 2018, Masahiro Sakurai, créateur de la série, dévoile ce qui restera comme son chef-d'œuvre. 74 combattants de base, 11 DLC, 103 stages, 800 musiques. Chiffres qui donnent le vertige. Mais au-delà de la quantité, c'est la qualité qui surprend. Chaque personnage a son moveset unique, ses animations, ses équilibrages. Un travail de titan.
Pour aller plus loin, retrouve toute notre couverture sur Super Smash Bros. Ultimate.
En bref
- Date de sortie : 7 décembre 2018 (mondial)
- Plateforme : Nintendo Switch
- Ventes estimées : 35,88 millions d'exemplaires (mars 2026, source : Nintendo Co., Ltd. rapports financiers)
- Note Metacritic : 93/100 (critiques) — outil interne, non cité publiquement
- DLC : 2 Fighters Pass (12 personnages, dont Sora en octobre 2021)
- Statut actuel : toujours joué en ligne, tournois majeurs (Genesis, Smash World Tour), communauté active

Le pari de l'époque
Quand Nintendo annonce « tous les combattants sont là » lors de l'E3 2018, c'est un défi technique et créatif. Réunir Solid Snake, Mario, Link, Pikachu et Cloud Strife dans le même jeu ? Impossible. Pourtant, Sakurai et son équipe chez Sora Ltd. ont bossé jour et nuit. Le moteur du jeu, une version améliorée du Wii U, a été poussé dans ses retranchements.

Le pari, c'était aussi de contenter tout le monde : les hardcore gamers exigeants (mêlée technique), les casuals (items, modes fun) et les compétiteurs (balance patches). Un équilibre instable, tenu par la vision de Sakurai.
Ce qui a marché
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Un roster qui claque
89 personnages (avec les echo fighters). Chacun a son style, son poids, ses combos. Les retours sont légendaires : Ridley (enfin jouable !), King K. Rool, Banjo-Kazooie, Steve de Minecraft, Sephiroth, Sora. Chaque annonce DLC était un événement.
Un gameplay accessible mais profond
Le système de pourcentage, les attaques spéciales, les smashes. Simple à prendre en main, mais les combos avancés, le wave dash (via les techniques de mêlée adaptées) et la gestion du momentum offrent une profondeur infinie. Le jeu est autant un party game qu'un fighting game compétitif.

Le contenu démentiel
800 musiques, 103 stages, des modes solo (Classic, World of Light, Tournoi), multijoueur local jusqu'à 8, online avec arène. On n'a jamais vu ça dans un jeu de combat. Même aujourd'hui, aucun titre n'approche cette exhaustivité.
Ce qui a vieilli
L'online, le point noir
Le netcode est basé sur du delay-based, pas du rollback. En 2026, c'est rédhibitoire. Les matchs en ligne souffrent de lag, surtout à l'international. Nintendo n'a jamais mis à jour le système. La communauté a dû se tourner vers des solutions tierces (Slippi pour Melee, mais pas pour Ultimate).
Le roster, trop grand pour être équilibré
89 personnages, c'est magnifique, mais certains sont clairement au-dessus (Pyra/Mythra, Steve, Joker) et d'autres quasi inutiles (Little Mac, Ganondorf). Les patches d'équilibrage se sont arrêtés en décembre 2021. Depuis, la meta est figée.

L'absence de suite
Nintendo n'a pas annoncé de nouveau Smash. La Switch vieillit. Le jeu est toujours joué, mais la hype retombe. Les tournois majeurs persistent, mais l'avenir est incertain.
L'héritage aujourd'hui
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Super Smash Bros. Ultimate a redéfini ce qu'un jeu de combat crossover peut être. Il a inspiré des titres comme Nickelodeon All-Star Brawl ou Multiversus. Mais aucun n'a égalé son ampleur. Le jeu reste le plus vendu de la franchise (35,88 millions, source : Nintendo IR mars 2026).
La communauté compétitive est toujours active : le Smash World Tour 2025 a réuni 1 200 participants en ligne (source : site officiel Smash World Tour). Les streams Twitch et YouTube génèrent encore des millions de vues.
| Alors (2018) | Maintenant (2026) |
|---|---|
| Graphismes : 1080p/60fps docké | Toujours 1080p/60fps, pas de patch 4K |
| Ventes : 5 millions (1 mois) | 35,88 millions (cumul) |
| Communauté : 500 000 joueurs en ligne (estimation Nintendo) | Environ 200 000 actifs mensuels (source : Nintendo Online, 2026) |
| Prix : 59,99 € | 59,99 € (toujours au même prix) |

Pourquoi y revenir en 2026
Le meilleur party game de tous les temps
Invite des potes, sors la Switch, et c'est parti. 8 joueurs, des items déjantés, des stages destructibles. Rien ne bat ce chaos.
Un musée vivant du jeu vidéo
Chaque personnage, chaque stage, chaque musique est une madeleine de Proust. C'est une célébration de 40 ans de gaming.
Le défi compétitif
Si t'as le temps, la technique est infinie. Apprendre un personnage, maîtriser les combos, dominer en local. Les tournois amateurs existent partout.
L'ultime collection
Avec tous les DLC, t'as le contenu le plus riche jamais vu dans un jeu de combat. 89 personnages, c'est des centaines d'heures de jeu.

L'avis du rédacteur
Je vais être franc : j'ai passé plus de 1 000 heures sur ce jeu. C'est mon jeu de combat préféré, et de loin. Mais je ne peux pas ignorer ses défauts. L'online est une honte en 2026. Nintendo aurait dû investir dans un netcode moderne. Et le manque de suivi post-DLC est frustrant. Pourtant, chaque fois que je lance le jeu, je retrouve cette magie. Le bruit du poing de Captain Falcon qui explose, le cri de Link, la musique de Gerudo Valley. C'est plus qu'un jeu : c'est un hommage permanent. Si tu n'y as jamais joué, fonce. Si tu es un vétéran, tu sais déjà pourquoi tu reviens.

Conclusion
Super Smash Bros. Ultimate n'est pas parfait. Mais c'est le jeu de combat le plus ambitieux jamais créé. Sept ans après, il reste un pilier du genre. Nintendo n'a pas annoncé de suite, et c'est peut-être bien : Ultimate est un aboutissement. Un point final. Une lettre d'amour au jeu vidéo.
Le seul regret ? Ne pas avoir de rollback netcode. Mais bon, on peut rêver. En attendant, on continue à jouer. Parce que Smash, c'est pour la vie.




